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La formation professionnelle continue est un droit du salarié et un devoir de l’employeur, régis par la Loi n° 2004-391 du 4 mai 2004 (voir afdas.com, travail.gouv.fr). L’entreprise culturelle doit cotiser sur sa masse salariale globale et ce, au titre de tous les salariés, quelque soit leur fonction ou leur contrat de travail (CDD, CDI, CDD d’usage). Néanmoins, certains dispositifs d’aide à l’emploi imposent à l’employeur de définir un plan de formation adapté au salarié embauché et au poste créé.
La formation est le gage de la professionnalisation de la structure, elle doit se réfléchir de façon globale. Elle peut d’une part concerner les salariés d’une structure, quels que soient les types de contrats et de statuts, mais aussi ses bénévoles : membres du conseil d’administration, adhérents (voir fiche développer le bénévolat). La formation continue des salariés peut prendre plusieurs formes : formation en interne, formation en externe, formation collective, formation sur mesure, congé individuel de formation, valorisation des acquis d’expériences...
Les modes de financement de la formation peuvent être divers et complémentaires : OPCA, État, collectivités territoriales, FSE.
Les Organismes paritaires collecteurs agréés - OPCA - sont les premiers interlocuteurs pour toutes les questions relatives à la formation : conditions d’accès, modes de financement, agrément des organismes de formation, certification des diplômes, mise en place de la validation des acquis d’expérience. Trois OPCA couvrent le secteur culturel et artistique : AFDAS, Uniformation, AGEFOS PME.
Des dispositifs spécifiques d’accès à la formation sont également mis en place par l’État et les collectivités (les régions peuvent par exemple financer : bilan de compétences, congé individuel de formation, VAE, etc.).
Les organismes sociaux et professionnels peuvent être à l’initiative de dispositifs spécifiques d’accès et de financement de la formation professionnelle (CAF, caisses de retraites, etc.).
La formation peut être dispensée par des organismes publics ou des organismes privés, généralistes ou spécialisés.
Pour les salariés, les bénévoles
Progression, capacité d’appréhender les évolutions des métiers du secteur d’activités, d’intégrer des réseaux professionnels.
Prise de recul, confrontation avec d’autres professionnels, questionnement sur les méthodes et réflexes de travail, acquisition de techniques et d’informations.
Meilleure adéquation entre les profils du poste et de la personne.
Capacité d’accompagner voire d’anticiper et permettre l’évolution du projet et de la structure.
Acquisition possible de diplômes validant une expérience.
Pour la structure et l’employeur
Se doter de collaborateurs efficaces et compétents et en potentielle évolution.
Professionnaliser la structure donc le projet et favoriser ainsi sa reconnaissance par les différents partenaires.
Etre en capacité d’anticiper sur le développement de ses activités, de son projet.
Droit
L’employeur doit connaître la loi relative à la formation professionnelle.
Il doit cotiser auprès de son OPCA sur la masse salariale globale.
L’employeur doit connaître tous les dispositifs relatifs à la formation professionnelle et doit en favoriser l’accès à tous ses salariés.
Il doit remettre à tous les salariés les documents justifiant de leur capacité à accéder à la formation professionnelle.
L’employeur doit effectuer des entretiens réguliers, le suivi et l’évaluation des personnes et anticiper sur les besoins en compétences de la structure par la construction d’un plan de formation adapté.
Des liens avec les OPCA du secteur pour bénéficier de l’information, des conseils et de l’accompagnement à la construction d’un plan de formation adapté au(x)salarié(s) et à la structure.
Anticiper les formations dès l’embauche du salarié, ou dès la contractualisation avec le bénévole.
Anticiper les évolutions des missions, des fonctions et des postes.
Capacité d’adapter les compétences, les savoir faire des personnes en fonction des transformations du projet.
L’employeur doit permettre l’accès à la formation sans mettre en péril l’organisation du travail de la structure (gestion économique et gestion du temps).
Les rythmes et durées des formations existantes ne sont pas toujours adaptés aux habitudes de travail des compagnies artistiques.
Les coûts de la formation peuvent être supérieurs aux cotisations versées par la structure.
Les structures ne fournissent pas les documents justificatifs aux salariés permanents et/ intermittents.